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Potentiel export de l’Apebi, Cap sur le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest | Potentiel export de l’Apebi, Cap sur le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest |
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| 24-07-2007 | |
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"La vision Sud-Sud des échanges est une réalité très apparente dans l’offre des exportateurs actifs membres de l’Apebi", avance l’étude menée par la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (Apebi). En effet, 60% de ses membres s’orientent vers le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. À elle seule, la région constitue 36% des débouchés commerciaux à l’international, pour un montant global de près de 89 millions de DH. La convention de partenariat signée le 7 juillet 2007, à Dakar, entre l’Apebi et l’Organisation patronale des technologies de l’information et de la communication (Optic) est un exemple de consolidation des actions de pénétration de marché, estime la Fédération. Elle met à la disposition des membres un hub commercial à double sens, par la création d’un Conseil d’affaires et d’investissement sénégalo-marocain des TIC. Une dynamique similaire est en cours d’initiation avec les principaux pays de la région: Algérie, Tunisie, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Gabon, Cameroun et Libye. La monétique représente un peu plus de la moitié (53%) du chiffre d’affaires export réalisé dans la zone Maghreb et Afrique de l’Ouest, soit plus de 47 millions de DH. L’intégration des réseaux télécoms arrive en deuxième position, et le reste revient à l’édition. Le score élevé de la monétique est surtout dû à son potentiel d’exportation au Gabon et au Cameroun. Il se chiffre à 33,3 millions de DH, soit 23% de l’offre totale de l’Apebi dans la monétique. Le Maghreb est un acheteur moins important pour ce secteur. L’édition marocaine s’exporte aussi très bien au Maghreb, et draine près des deux tiers du potentiel à l’export de cette branche des technologies de l’information. C’est l’équivalent de 11,1 millions de DH, partagés principalement entre la Tunisie et l’Algérie. Le Cameroun, la Côte-d’Ivoire et le Sénégal accueillent 15,5% des exportations de ce créneau, soit 2,6 millions de DH. En ce qui concerne les sociétés de services en ingénierie informatique (SSII), l’Afrique de l’Ouest représente 12,5% de leur potentiel à l’export (1,3 million de DH). Les pays actuellement ciblés sont le Sénégal et le Mali. Au Maghreb, entre la Tunisie, l’Algérie et la Mauritanie, les SSII exportent l’équivalent de trois millions de DH (29,8%). Enfin, le matériel informatique et autres équipements sont majoritairement expédiés en Afrique. Le Maghreb accapare plus des deux tiers de l’offre totale à l’export de ces produits, pour un montant de 2,5 millions de DH, partagés entre la Libye et l’Algérie. En Afrique de l’Ouest, la distribution est concentrée sur le Sénégal, qui reçoit 31,2% du potentiel, ou 1,1 million de DH. Pour l’intégration des réseaux télécoms, l’un des deux domaines d’activités des télécommunications, l’unique débouché est pour le moment l’Afrique de l’Ouest. Le Mali draine à lui seul près de 34 millions de DH, ce qui représente 93,24% de l’offre exportable. Le Moyen-Orient et l’Asie sont des régions très friandes de l’offre monétique marocaine. En effet, celle-ci représente 94% du chiffre d’affaires réalisé au Moyen-Orient, et la totalité de celui engrangé avec l’Asie. Pour la première région, l’Apebi exporte 47,4 millions de DH annuellement, et 26,3 millions pour la seconde. Les opérateurs sondés par l’Apebi expliquent cette situation par la présence de la Fédération et du Centre marocain de promotion des exportations (CMPE) au salon annuel des TI du Gitex, à Dubaï, depuis maintenant plus de cinq ans. Les participations consécutives à ce salon ont débouché sur la signature de contrats «d’envergure» et sur la possibilité, pour certains exportateurs, de s’implanter directement dans la région. Ces implantations se font soit sous forme d’investissements directs (filiales), soit de représentations directes et exclusives (joint-venture). Pour l’année prochaine, la participation du Maroc au Gitex de Dubaï regroupera, dans un même stand, les quatre composantes de la société de l’information marocaine: les opérateurs, l’administration publique, la société civile et les établissements de formation TIC. Ces deux dernières années, l’Apebi a également conforté ses relations avec les acteurs majeurs de la région. Elle a notamment contribué à la création de la Fédération arabe des associations TI. Source: L'Economiste
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