Toutes l'actualités
L'offshoring cantonné à l’Europe | L'offshoring cantonné à l’Europe |
|
|
| 23-07-2007 | |
|
L'Europe de l’Ouest est la seconde région consommatrice de l’offre export Apebi, avec 24% de son chiffre d’affaires global. C’est l’équivalent de 59,7 millions de DH. Les domaines d’activité les mieux représentés pour cette région sont la monétique (44,6% du CA à l’export qui lui est dédié) et l’offshoring-ITO (40,8%). Pour ce dernier, la gestion de contenus pour solutions en ligne constitue la moitié des prestations de services commercialisés. L’étude de l’Apebi note que la position géographique du Maroc fait de l’offshoring du nearshoring. D’ailleurs, la plateforme CasaShore a fini par être rebaptisée Casanearshore par ses concepteurs, au fil des mois. «L’industrie dans son ensemble prévoit que la demande européenne en service offshore atteindra trente milliards d’euros (soit 337 milliards de DH) au cours des dix prochaines années», peut-on lire dans le document. Le Maroc s’y prépare sérieusement. Le ministère de l’Industrie, en mai dernier, proposait la création de trois autres zones d’offshoring, outre celles de Casablanca et de Rabat, soit à Marrakech, Tanger et Fès (cf. www.leconomiste.com). Afin de maintenir le cap, la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring a fondé le Club Offshore Apebi, une «plateforme d’identification et de promotion de l’offre», qui joue le rôle de help desk auprès des investisseurs étrangers. «Ce club regroupe à ce jour plus de 45 opérateurs privés», selon l’étude. Un programme d’accompagnement pour le secteur est également en cours d’élaboration. Une initiative conjointe de l’Apebi, du Programme d’appui aux entreprises (PAE) et de l’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME). Un budget de 5 millions de DH y sera consacré. Début mai, une première rencontre entre la Société marocaine d’assurance à l’exportation (Smaex) et l’Apebi a également eu lieu. L’objectif est d’en arriver à un partenariat qui permettrait au Maroc d’améliorer sa compétitivité au niveau mondial (cf. www.leconomiste.com). Des projets similaires à ceux déjà réalisés avec la Catalogne et l’Andalousie - c’est-à-dire la mise en place de plateforme d’identification et de promotion de l’offre export et offshore de l’Apebi - sont aussi dans le pipe pour l’Europe de l’Ouest. «L’objectif est de finaliser, sur la période 2007-2009, l’institution de hubs technologiques et commerciaux avec ces pays», avance l’Apebi. Le marché est surtout concentré sur la France, qui accapare les exportations de la monétique, de l’édition et des sociétés de services en ingénierie informatique (SSII). L’Hexagone draine 26,6 millions de DH pour la monétique et 6 millions de DH pour les SSII. Cette performance s’explique, bien sûr, par la proximité géographique des deux pays, mais aussi par la langue française qu’ils ont en commun. Dans le secteur des télécoms, les services à valeur ajoutée sont exclusivement destinés à la France, pour 2,5 millions de DH. Enfin, l’offshoring suit la monétique de très près, avec 24,4 millions de DH. Deux opérateurs se partagent ce chiffre d’affaires entre la France, la Belgique et la Norvège. Rappelons que le gouvernement fonde beaucoup d’espoir sur ce nouveau métier. Le contrat progrès, signé en septembre dernier, table sur un chiffre d’affaires de 80 milliards de DH à horizon 2012, contre 30, en 2005. Mi-juin, le Premier ministre Driss Jettou présentait d’ailleurs un premier bilan de ce contrat. 6.000 nouveaux emplois ont été créés par le secteur de l’offshoring, et trente opérateurs étrangers s’étaient déjà installés.
|
| < Précédent | Suivant > |
|---|