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Avec Casashore le Maroc mise sur la délocalisation | Avec Casashore le Maroc mise sur la délocalisation |
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| 27-05-2007 | |
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Le plus grand centre offshore francophone au monde - mot poli pour parler de délocalisation - situé près de l'aéroport international de Casablanca au Maroc
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Le plus grand centre offshore francophone au monde - mot poli pour parler de délocalisation - situé près de l'aéroport international de Casablanca au Maroc, a commencé sa commercialisation alors que les bâtiments prévus ne sont pas encore sortis de terre. "Les dispositions seront prises pour que tout soit opérationnel à la fin 2007 avec les premières livraisons de la première phase", a affirmé jeudi le directeur général de Casashore, filiale de la Caisse des Dépôts et de Gestion (CDG), principal levier financier de l'Etat marocain. I - Le projet Casashore : Sur un parc boisé de 53 ha dans le sud de la capitale économique marocaine, Casablanca Nearshore Park doit offrir d'ici 2010 à la location 215.000 m2 de bureaux auxquels s'ajouteront 43.000 m2 de services dédiés (restaurants, business centre, salles de réunion, etc.). Lancé en septembre 2005 par le roi Mohammed VI, Casashore consiste à créer un parc dédié aux activités d'offshoring pour les entreprises souhaitant délocaliser ou externaliser leurs activités au Maroc, notamment dans les domaines des services financiers, activités de back-office bancaire, assurances, hautes technologies, recherche et développement. L'investissement s'élève à 227 millions d'euros et pourrait atteindre 301 millions d'euros, dans le cas où Casashore obtiendrait l'autorisation de construire une tranche supplémentaire de 110.000 m2 de bureaux et services. A terme, ce projet devrait créer 30.000 emplois, notamment parmi les personnels qualifiés. Le projet devrait contribuer à hauteur de 5 milliards de dirhams (450 millions d'euros) au PIB à l'horizon 2015. II - Des clients déjà intéressés : "Sur la première phase, 47,7% des locaux sont dejà loués et pour 12,8%, nous attendons le retour de signature des contrats, ce qui montre l'interêt porté à notre projet", a souligné le directeur général de Casashore. Les avantages sont plus qu’attrayants: le loyer est 8 euros le m2 ! Des avantages fiscaux et douaniers substantiels et une participation aux coûts de formation de toute nouvelle recrue marocaine durant les trois premières années d'embauche devraient attirer bon nombre d’entreprises.Un guichet unique a été créé pour toutes les démarches administratives. Plusieurs sociétés comme le groupe européen Logica CMG, qui vient de racheter la SSII UNILOG ainsi que la filiale du groupe français Akka Technologie (conseil et ingénierie) sont déjà parmi les futurs locataires de Casablanca Nearshore Park. Quand on lui demande si des sociétés comme Paribas pourraient suivre, M. Temsamani se fait énigmatique. "Des annonces importantes seront faites fin février". Quant à Axa, qui avait annoncé, au grand dam des syndicats, son projet de délocaliser 1.500 emplois au Maroc pour remplacer la moitié des 3.000 départs en retraite de salariés français, prévus d'ici 2012, "les contacts se poursuivent", a déclaré pour sa Moustapha Bakkoury, directeur général de la CDG. III - Offshoring Maroc 2010 : plan de développement de la délocalisation : Le plan de développement de l'Offshoring s’inscrit dans le cadre de la nouvelle politique industrielle du Royaume qui a pour objectif ultime le développement des secteurs et activités économiques et industrielles à dimension internationale en ce qui concerne la promotion d’exportation, l’attraction des investissements, le développement de partenariat de la sous-traitance et surtout celles en relation avec les nouveaux métiers tels que l’ITO (IT Offshoring), le BPO (Business Process Offshoring), le KPO (Knowledge Processus Offshoring). Ce plan inclus les services et activités basées principalement sur deux éléments essentiels à savoir les télécommunications et l’Internet d’une part et les compétences et ressources humaines d’autre part. Il intègre les services de développement de logiciels, des applications informatiques, des centres d’appels et services clientèles, le traitement des données et documents des institutions financières des banques, des assurances, des organismes de santé, les travaux de conception des pièces automobiles, la numérisation des bibliothèques, centres d’archives et services touristiques en plus d’assemblage des articles électroniques et articles de ménages. Ce programme qui projette la réalisation d’un chiffre d’affaire de plus de 2 milliards de dollars par an à l’horizon 2010 s’articule autour de plusieurs axes dont notamment lLe développement des compétences et ressources humaines au niveau quantitatif et qualitatif et de la formation tout en prenant en considération le caractère évolutif du secteur des TIC. Il prévoit également la création de zones d’accueil dédiées aux activités TIC et bénéficiant d’infrastructures évoluées et de l’intégration des services dans les principales villes du royaume. IV - Avis défavorable du CCE d'Axa sur délocalisation : Le CCE d'Axa France après avoir pris connaissance des conclusions de l'expertise, a émis fin janvier un avis défavorable, sur le volet délocalisation du projet de la direction a indiqué, Jean-Michel Hury, délégué syndical CFTC, confirmant une information parue dans les Echos. La direction d'Axa France a confirmé l'"avis négatif" des syndicats, soulignant toutefois que cela signifiait "qu'il y a un dialogue (car) ils auraient pu tout bloquer en refusant de discuter de ce volet" social. "On peut avancer (sur le projet) même en ayant une divergence de point de vue, mais ce n'est pas le souhait d'Axa France (qui) souhaite avancer avec les syndicat", a ajouté la direction. De son côté, M. Hury a affirmé que le "rapport de l'expert confirme en tous points ce que les syndicats dénoncent depuis six mois et que les salariés ont depuis clairement identifiés en signant massivement une pétition contre cette délocalisation". Selon le responsable syndical, une pétition rassemblant "plus de 6.000 signatures a été remise à la direction la semaine dernière" contre ce projet. Dans le cadre de son projet d'entreprise baptisé "Ambition 2012" et annoncé le 5 septembre en CCE, Axa envisage de délocaliser 1.500 emplois au Maroc d'ici 2012, sans licenciement, pour remplacer la moitié des 3.000 départs en retraite de salariés français prévus d'ici là. Ces embauches concerneraient les centres d'appel et les fonctions administratives. Pendant plusieurs mois, un bras de fer a opposé la direction et les partenaires sociaux sur la création de 1 500 emplois au Maroc. Au mois d'octobre 2006, les organisations syndicales avaient refusé de rendre un avis jugeant « les enjeux de ce projet encore très flous » et demandé une mission d'expertise permettant d'examiner d'autres solutions. Ce rapport d'expertise leur a été communiqué vendredi 26 janvier 2007. « La justification économique du volet délocalisation n'est absolument pas démontrée », insiste Maurice Zylberberg de la CFDT. Un constat partagé par l'ensemble des organisations syndicales qui voit dans la démarche d'Axa France « une déclinaison de la politique d'entreprise du groupe ». Et de pointer du doigt les 2 200 emplois déjà délocalisés en Inde dans le cadre d'Axa Business Services. V - Groupe de travail franco-marocain sur l'offshore : La VIIIe rencontre de haut niveau franco-marocaine des Chefs de Gouvernement s’est tenue à Paris les 11 et 12 décembre 2006 sous la co-présidence de M. Dominique de Villepin et de M. Driss Jettou. Les deux Premiers ministres ont animé un séminaire intergouvernemental sur le thème : "Formation, emploi, investissement : le partenariat franco-marocain au service de la compétitivité et du développement" et ont signé de nombreux accords de partenariats et d’investissements économiques. Parmi les différents sous-groupes de travail, figurait notamment un sous-groupe "OFFSHORING" composé notamment de personnalités des SSII Cap Gemini, Atos, CS mais aussi de La Poste et de la Banque Populaire. Parmi elles, Mr Alain Donzeaud, secrétaire général de CapGemini, vice-président de Syntec Informatique où il est également président de la Commission des Affaires Sociales et de la Formation. Du côté marocain, ce groupe est animé principalement par des personnalités de Maroc Telecom, filiale de Vivendi. Ce sous-groupe a pour mission de valider les atouts du Maroc et d’attirer les entreprises françaises pour que le royaume devienne une destination prioritaire de l’offshore informatique francophone, et ce dans le cadre du grand plan "Offshoring Maroc 2010" .
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